« De l’argile au souffle : un chemin de peinture »
- favierannecatherin
- 10 déc. 2025
- 1 min de lecture
“De l'argile, nous faisons un pot, mais c'est le vide à l'intérieur qui retient ce que nous voulons.
Cette pensée de Lao Tseu m’accompagne au quotidien. J’essaie en toute humilité, de la vivre et lorsque j’y parviens celle-ci m’ouvre à un monde vrai, simple, vivant, disponible…
« l’agir sans agir » formulé par Lao Tseu, est une manière d’être au monde et nourrit mon acte de créer.
Comme l’eau épouse, contourne, creuse, nourrit, ne s’oppose jamais, le Wu Wei dans mon atelier, m’invite à devenir cette eau :
Avancer en laissant advenir.
Dans l’acte de peindre, la volonté peut devenir obstacle.Le Wu Wei m’invite à desserrer la main, me fait respirer, m’invite à lâcher prise et à accueillir ce qui vient.
J’ écoute.
La toile est un espace à habiter, où le peintre accompagne et facilite l’apparition.
Dialogue silencieux où l’œuvre porte autant de voix que le peintre.
Comme je l’ai déjà écrit, je médite avant de peindre. J’ai besoin de faire ce vide (j’en reviens à la pensée de Lao Tseu), silence et ainsi être en lien, m’ouvrir au possible. Me laisser traverser par ce qui demande passage. Je me mets en disponibilité.
Ce lâcher prise m’ouvre à l’écoute du vivant.
Ce souffle ne vient pas de moi, mais passe à travers moi.
La peinture devient chemin. Entrer dans un mouvement où la création est une traversée. Essayer d’être présente et respirer.
Ma toile « Cheminement » illustre cette pensée
Je vous invite sur mon compte Linkedin : Anne-Catherine Favier





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